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Stan Douglas. Parallax
Photo : Stan Douglas. Courtesy of the artist, Victoria Miro and David Zwirner

Exhibitions

Stan Douglas. Parallax

20 Oct 2026 – 10 Jan 2027

Depuis la fin des années 1980, Stan Douglas développe une œuvre ambitieuse qui interroge la manière dont l’histoire se construit, se représente et se transmet. À travers des dispositifs narratifs complexes, il met en lumière les mécanismes par lesquels les images façonnent notre perception du réel et révèlent les tensions sociales, politiques et culturelles propres à chaque époque.

Upcoming dates

  • Sun, 1 Nov 2026, 10:00
  • Tue, 3 Nov 2026, 10:00
  • Wed, 4 Nov 2026, 10:00
  • Thu, 5 Nov 2026, 10:00
  • Fri, 6 Nov 2026, 10:00
  • Sat, 7 Nov 2026, 10:00
  • Sun, 8 Nov 2026, 10:00
  • Tue, 10 Nov 2026, 10:00
  • Wed, 11 Nov 2026, 10:00
  • Thu, 12 Nov 2026, 10:00
  • Fri, 13 Nov 2026, 10:00
  • Sat, 14 Nov 2026, 10:00

About

Cette monographie, la plus importante à Paris depuis plus de 30 ans, met en évidence l’ampleur de la pratique de Stan Douglas, qui conjugue cinéma et vidéo, photographie, installation et dispositifs proches du théâtre. Elle présente des œuvres datant des années 1980 à aujourd’hui, notamment ses installations (Hors-champs, 1992 ; The Secret Agent, 2015…) et ses séries photographiques (Crowds and Riots, 2008 ; Disco Angola, 2012 ; Penn Station, 2021…). Douglas exploite les codes de ces différents médiums pour élaborer un langage singulier, où se croisent littérature, musique, documentaire et fiction. La musique, et plus particulièrement le jazz, est présente dans nombre de ses œuvres et constitue, pour l’artiste, un prisme privilégié pour aborder les questions de race, de classe et d’inégalités sociales. Dans sa récente installation vidéo Birth of a Nation (2025), il prolonge cette réflexion en réinterprétant le film éponyme de 1915 de D. W. Griffith — œuvre fondatrice du cinéma hollywoodien, célébrée pour ses innovations techniques mais également condamnée pour sa glorification du Ku Klux Klan et ses représentations stéréotypées de personnages noirs —, en déconstruisant ses images et ses récits afin d’en exposer les préjugés sous-jacents. Douglas conserve l’esthétique du noir et blanc et l’absence de son du film original, mais en déconstruit la narration en proposant quatre perspectives alternatives qui renversent et interrogent les récits de race, de pouvoir et de violence qui y sont inscrits. À travers des œuvres ancrées dans des contextes historiques précis, Stan Douglas rappelle que l’histoire n’est jamais figée : elle se recompose sans cesse, au gré des actions humaines et des récits qui en émergent.

Source: City of Paris – Que faire à Paris·Open Database License (ODbL)